L’aventure commence il y a plus de quarante ans, avec l’ouverture d’un petit commerce d’antiquités à Rixensart. Sa mère, Muriel, passionnée d’objets anciens, s’improvise un jour abajouriste pour répondre à une demande restée sans réponse. Très vite, ses créations font parler d’elles. L’atelier s’agrandit, les commandes affluent, et les abat-jours confectionnés à la main séduisent au-delà des frontières belges. Des enseignes comme Flamant, Royal Boch ou Théophile & Patachou font appel à leur savoir-faire, reconnu pour son raffinement et sa délicatesse.
En 2008, Sandrine décide de reprendre le flambeau avec sa propre vision, sous un nom nouveau, une identité singulière : Laubeyne. Si elle hérite des techniques artisanales traditionnelles, telles que le montage cousu main, le plissage ou le gainage, elle y ajoute sa propre sensibilité artistique. À travers cette marque, elle revendique un style où le raffinement classique côtoie le surréalisme, où le détournement d’objets devient un langage, et où la lumière raconte toujours une histoire.
Des créations uniques
Les créations estampillées Laubeyne se déclinent dans un éventail de collections aux influences variées. Certaines se font intemporelles et élégantes, comme ses abat-jours en velours plissé aux teintes profondes. D’autres se révèlent audacieuses et résolument uniques : lampes composées de coquillages, de plumes ou de dentelles anciennes, luminaires montés sur des objets chinés réinventés, pièces sculpturales qui flirtent avec le monde de l’art. Chaque pièce est conçue à la main, dans son atelier, avec une attention méticuleuse portée aux moindres détails.
L’approche de Sandrine est avant tout humaine. Chaque commande, qu’elle provienne d’un particulier, d’un architecte d’intérieur ou d’un hôtel de charme, est pensée comme une collaboration. Il ne s’agit pas simplement de fabriquer une lampe, mais de comprendre l’univers d’un lieu, de saisir une atmosphère, un souvenir, une envie… et de les transformer en lumière. Elle peut ainsi habiller un pied de lampe ancien, imaginer un luminaire complet à partir d’un objet personnel, ou encore restaurer avec délicatesse un abat-jour usé par le temps.
À travers sa démarche, Laubeyne célèbre le temps long, l’artisanat authentique, et la liberté de créer en dehors des standards imposés par les circuits industriels. La lumière devient alors un écrin d’expression artistique, un carnet d’inspirations où se mêlent galerie d’objets et rêverie décorative. On y découvre une collection en constante évolution, portée par l’amour des matières, la noblesse du geste et la volonté farouche de faire de chaque lampe une pièce d’exception.
Dans un monde où l’ultra-standardisation tend à gommer l’âme des objets, le travail de Sandrine fait figure d’exception. Ses luminaires ne sont pas simplement des sources d’éclairage : ce sont des fragments de poésie, des témoins sensibles, capables de transformer un intérieur en lui insufflant chaleur, caractère et magie.

